Java du 8 au 15 décembre

Lundi 8 décembre - le Bromo

Difficile de se lever à 3 heures du matin mais nous ne le regretterons pas.
Nous ne sommes pas tout seuls pour assister
au lever du soleil sur le Bromo
Nous partons en Jeep vers 3h30 pour rejoindre le sommet d'une montagne en face du Bromo afin d'admirer le soleil levant sur le cratère et le paysage grandiose qui va avec.
Nous ne sommes pas seuls... des dizaines de Jeeps prennent le même chemin mais à l'arrivée, ce n'est pas gênant, le spectacle est pour tout le monde.
Nous avons de la chance car il n'y a pas de brume qui nous cache la montagne et nous profitons pleinement de la beauté du site. Nous repartons vers 5 heures 30, la Jeep nous dépose au bas du cratère et après 45 mn de grimpette, nous sommes saisis par la beauté effrayante du cratère fumant.
Le vertige nous guette...
Les photos seront plus explicites que tout commentaire.
Ensuite, nous rejoignons notre hôtel minable mais qui a une vue splendide sur le Bromo (ce que nous n'avions pas vu durant la nuit) et nous petit-déjeunons passablement. Ensuite nous repartons avec notre tour operator vers Probolinggo où nous changeons de véhicule et de chauffeur.
La clim ne fonctionne pas et nous mourrons de chaleur dans ce van... fenêtres ouvertes.
Nous sommes avec une jeune hollandaise et quatre coréennes. Notre japonais nous a laissés ce matin pour suivre d'autres aventures.
Maintenant direction l'Ijen où nous devons randonner demain matin, et là, ça ne s'arrange pas, nous devons être prêts à 1h30 du matin afin d'observer le "blue fire" qui ne se voit que la nuit. Les photos de demain expliquerons peut-être mieux le phénomène.
A l'arrivée à notre hôtel, encore une chambre assez minable, il faut aller quémander des serviettes, rien n'est fourni... 5 mn de pose pour moi un peu plus pour Daniel, et je rejoins les 4 coréennes et la jeune hollandaise pour aller voir la cascade à 1 km de là, et nous y arrivons à la nuit tombante par un sentier non éclairé et assez chaotique... bien sûr, je mets un pied dans la boue jusqu'au dessus de la cheville..., pantalon et chaussures de marche dans un état lamentable et demain on randonne...
Repas du soir assez dégoûtant, d'ailleurs je ne vais pas tarder à le payer... Daniel a préféré ne pas manger.


On commence à apercevoir la fumée qui s'élève du cratère













En marche pour le cratère !



























Mardi 9 décembre - l'Ijen


Rhâââ, ce n'est pas à 1h30 que nous partons pour l'Ijen mais à 1 heure du matin, on nous réveille à minuit 30... la douche est très rapide mais salutaire et nous voilà partis en pleine nuit toujours avec les coréennes et notre jeune hollandaise. Le chauffeur du van nous dépose 1 heure après en bas de la montagne et un guide prend le relais. Il ne parle qu'indonésien, ça ne va pas être facile.
Les "blue fires" et les vapeurs de soufre qui l'accompagnent.
La montée à la caldeira est extrêmement difficile, surtout en pleine nuit, un sentier très très pentu et jonché de cailloux dès que l'on approche du cratère. Nous croisons beaucoup de travailleurs qui, sac très chargé de soufre sur l'épaule, font ce trajet dans des conditions intolérables. D'autant que quand on arrive dans la caldeira, en fonction du vent, on respire les vapeurs de soufre à un point que nous sommes obligés de nous protéger le bas du visage pour pouvoir respirer. Tout ça en pleine nuit, et ces gens là font ça tous les jours, sans aucune protection !
Pour nous, la récompense arrive en étant descendus à moitié caldeira, des feux bleus (voilà nos blue fires) s'élèvent et envahissent le ciel, bien entendu ce phénomène cesse dès que le jour est là.
Il faut reconnaître que c'est totalement exceptionnel, jamais encore nous n'avions observé quelque chose comme ça.
En même temps, nous avons un regard plus que compatissant pour ceux qui piochent dans le soufre et les vapeurs pour probablement un salaire très insuffisant même s'il est supérieur à la moyenne, leur espérance de vie ne dépasse pas 45 ans. Cela nous permet de mesurer combien nous sommes privilégiés...

Nous n'allons pas plus loin et malheureusement nous ne verrons pas le lac du cratère de plus près car les vapeurs gênent beaucoup d'entre nous et nous préférons repartir.
Le retour est tout aussi difficile que l'aller excepté que nous revenons en plein jour et que nous profitons de paysages grandioses, voilà qui nous console de nous être levés si tôt.

Ensuite, après un petit déjeuner composé d'un oeuf dur... (le pain de mie n'est pas franchement bon), nous avalons un café en compagnie d'un indonésien qui a décidé d'apprendre le français par lui-même, il a beaucoup de volonté, il a fait pareil pour apprendre l'anglais et il se débrouille très bien.

Ces paniers chargés de soufre sont portés
les épaules des gens qui travaillent là.
Bon l'heure du grand retour sur Yogya a sonné et cela ne nous réjouit pas, cela commence par le passage au ferry qui va à Bali pour y déposer nos coréennes et notre hollandaise puis les heures de trajet vont s'accumuler inexorablement après un changement de véhicule à Probolinggo.
La clim ne fonctionne pas non plus dans ce véhicule et nous avons probablement un problème avec le liquide de frein, notre chauffeur va de garage en garage et cela ne va pas nous avancer.
Dans ce van, nous avons rejoint un couple de français et un andorran, nous allons pouvoir parler un peu de français...
Les heures nous paraissent vraiment très longues et nous souffrons de la chaleur et de l'incorfort du van... nous arrivons à Yogya à 23 heures et nous prenons le premier hôtel que nous trouvons et qui est très correct, le Summer Season


Les mineurs dans le périmètre du feu et des vapeurs de soufre.


  











Mercredi 10 décembre - Prambanan

Enfin une nuit de sommeil à peu près correcte ! Petit déjeuner plutôt bien et nous filons à la gare déposer nos sacs à la consigne, puis nous prenons le bus 1A qui nous conduit directement au terminal de Prambanan, là nous avons 20 minutes de marche et nous trouvons l'accès au temple.
Le prix pour les étrangers est de 216000 IDR, soit environ 15 €.
Beaucoup de ruines autour du temple principal, les temples secondaires sont également entourés de ruines ou en restauration.
La raison de ces ruines est simplement due aux séismes répétés dans cette zone d'Indonésie, le dernier en date a été particulièrement destructeur, en mai 2006.
Le temple principal est hindouiste alors que le temple de Sewu est bouddhiste.
Pour les temples secondaires nous louons un tandem car le parc est grand et là grand moment de rigolade puis nous nous adaptons à cet engin et nous filons comme l'éclair entre les ruines, Daniel reste persuadé qu'il pédalait plus fort que moi, serait-ce possible ?
De retour sur Yogya, nous allons manger dans un bon petit restaurant en terrasse surélevée puis nous nous rendons à la gare car nous devons rejoindre Jakarta par le train de nuit.


Prambanan



































Musée de Prambanan, ces statues probablement tombées lors des séismes successifs
sont exposées comme dans un cimetière

Le temple de Sewu








Jeudi 11 décembre - Jakarta

Arrivée vers 5 heures du matin à Jakarta, à la gare, nous prenons un taxi qui nous conduit à notre hôtel, le Menara Peninsula, un très gros hôtel. Nous attendrons notre chambre jusqu'à 11 heures, d'abord dans un fauteuil à l'accueil, puis en allant petit-déjeuner dans un Dunkin Donuts du quartier.
L'hôtel est beau bien qu'un peu vieillot, la chambre est très bien et nous pouvons dormir un peu... nous découvrirons Jakarta un peu plus tard... Dans l'après midi, nous portons notre linge sale à la laverie puis nous faisons quelques courses et dînons dans un petit restaurant de centre commercial, rien de folichon mais nous sommes dans un quartier d'affaires et il n'y a pas grand chose autour de l'hôtel à part les petits commerçants de rue qui cuisinent en lavant toute leur vaisselle dans le même seau... pas envie d'avoir de problèmes intestinaux.

Vendredi 12 décembre - Jakarta

Nous ne décollons pas de l'hôtel avant 10 heures après un petit déjeuner pantagruélique.
Nous prenons un bus pour nous rendre à Indonesia Mini Garuda, un immense parc qui réunit la culture de toutes les régions d'Indonésie, c'est tellement grand que nous n'en visiterons que la moitié avant la fermeture du soir.
Le bus c'est facile et pas facile à Jakarta. Un passe nous est vendu pour 40000 roupies et contient 20000 roupies de passage, ensuite on peut le recharger aux caisses. On peut être plusieurs à se servir du même passe.
Là où ça se complique, c'est pour comprendre comment fonctionnent les lignes. Normalement, notre ligne allait directement à l'endroit que nous souhaitions visiter mais en fait non, il y avait un changement tout en restant sur la même ligne... il fallait comprendre... Mais les gens sont tout à fait aimables et nous avons été remis sur le bon chemin à chaque fois.
A l'arrivée à la station Indonesia Mini, nous pensions le parc tout proche de l'endroit... que non !
Une femme absolument adorable monte dans un taxi et nous dit de monter avec elle car elle passe devant le parc, lequel effectivement est bien loin de l'arrêt de bus. Elle refuse catégoriquement que nous la dédommagions et nous souhaite une excellente journée, encore une gentillesse dont nous nous souviendrons.
Grosse journée de marche et visite, les portes se ferment au moment où nous allions visiter la partie Komodo et ses dragrons, rhâââ. Nous prenons donc un taxi qui nous raccompagnera à la station de bus où nous sommes certains que nous n'aurons pas de changement bizarre, puis un très long trajet nous attend en raison d'une circulation que l'on n'envie pas.

Daniel n'a pas pris son appareil photo et il va falloir composer avec mes piètres images... pardon.
.





Sumatra






Bornéo (Kalimantan)







 Papouasie






Les oiseaux d'Indonésie























Bali





Samedi 13 décembre - Jakarta

Nous partons en bus à Kota, un quartier de Jakarta réputé pour être la vieille ville. En réalité, à part une rue piétonne où s'entassent petits vendeurs de souvenirs et la place principale, il n'y a pas grand chose d'autre à visiter.
Nous regardons un moment les répétitions du concert de jazz qui aura lieu dans la soirée et partons déguster un jus de fruit au très chic café Batavia. Le décor est très branché photos de cinéma années 30 à 60 et de personnalités politiques, parmi lesquelles Mitterrand bien avant qu'il ne soit Président.
Puis nous revenons sur la place et sommes assaillis par des dizaines d'élèves de l'école musulmane qui veulent interviews, photos et signatures des touristes... nous nous y soumettons de bonne grâce pendant un petit moment puis nous disons stop... avec le sourire, mais stop !
Ensuite nous souhaitons nous rendre sur une autre place sur laquelle il devrait y avoir un festival des lanternes dans la soirée mais nous finissons par abandonner en raison de la foule qui fait la queue à l'arrêt de bus... pas question de prendre un taxi, les rues sont complètement embouteillées...
Jakarta est une vraie fourmilière, il y a du monde partout, à pied, en voiture, à scooter... pas une place vide..., c'est incessant et épuisant.
Nous faisons donc chemin arrière et revenons à l'hôtel où Daniel se repose un peu pendant que je vais profiter d'un massage de 2 heures, certainement le dernier car nous repartons après-demain pour la France et il est probable que nous passions la journée de demain à faire un peu de shopping.


Un manège mobile sur la place Kota






Le café Batavia

Un beau bâtiment à l'abandon devant la rivière
jonchée d'immondices, c'est à Jakarta que coule
la rivière la plus polluée au monde, ce n'est peut-être pas celle-ci
mais ça lui ressemble.

Une fabrique de bâches

La queue à l'arrêt de bus.

Dimanche 14 décembre - Jakarta

A Jakarta, c'est la folie des NAC !
Petit déjeuner toujours aussi riche et nous prenons le bus pour une journée shopping, notre quasi dernière journée en Indonésie car nous repartons demain pour la France.
Des centres commerciaux aux boutiques luxueuses qui nous intéressent peu et nous nous dirigeons vers le marché aux puces, autrement animé et que nous apprécions. Marchandage, marchandage et nous nous laissons tenter par une statuette de bouddha en bronze, un instrument de musique de Sumatra et un plateau argenté que j'utiliserai pour présenter mes confitures...
Puis nous reprenons un taxi pour revenir à l'hôtel, la journée se termine et nous allons nous offrir un dernier et excellent dîner pour rester sur une bonne note.

Beaucoup de monde pour le shopping du dimanche, dans une rue coupée à la circulation.
 








Voilà, ce voyage se termine.

Selamat jalan Indonesia !


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