Mardi 11 novembre
| Coloration des fils de soie de façon traditionnelle |
Premier arrêt à Tanaberu, à quelques kms de Bira pour voir la constructions traditionnelle des bateaux indonésiens.
Puis longue longue route au milieu des plantations de riz, d'hévéas, des villages qui se succèdent, de la poussière...
Après un repas de nusi goreng (riz frit) vers 14 heures, nous reprenons la route pour 2 bonnes heures avant d'arriver à Sengkang.
Nous montons à "bord" d'une maison flottante où l'on nous offre des bananes frites avec un thé et on ne se lasse pas d'admirer le paysage.
Notre batelier s'était absenté 10 mn selon lui, 1 heure selon nous, ce qui fait que nous repartons en pleine nuit sur ce lac et nous n'en menons pas large, le plus drôle c'est qu'en chemin, des poissons suicidaires se sont précipités en sautant à l'intérieur de notre embarcation, ils nous tapaient partout, je hurlais autant de rire que de frousse. Non, je ne suis pas mytho... c'est la vérité !
En attendant, notre batelier a eu son dîner gratos, pas besoin de pêcher, le poisson est venu tout seul.
Ledit batelier a de bons yeux car dans cette obscurité, il a bien retrouvé son chemin et évité tous les écueils.
Construction traditionnelle de bateaux
Le lac Tempe à Sengkang
| Cuisine et pièce de vie d'une maison flottante |
| Petite pêche qui sèche au soleil |
| Toilettes écolos |
| Petite pêche qui sèche au soleil |
| Le pont ou la terrasse, au choix... |
Mercredi 12 novembre
| Séchage du genke, gros clous de girofle qui sont mélangés au tabac pour la fabrication des cigarettes |
Trajet long, comme d'habitude. Arrêt pour voir le tissage traditionnel de la soie, puis les cultivateurs dans les rizières, un panorama de montagne, on goûte des salas, fruits à la peau de serpent au goût lointain de pomme acidulée.
On arrive enfin à Rantepao, au coeur du pays Toraja. Je vous parlerai demain de cette culture particulière à cette région car nous devons assister à une cérémonie de funérailles et j'attends de voir pour mieux en parler.
Notre hôtel est très correct quoique la chambre soit un peu petite, notre fenêtre donne sur la cour intérieure très joliment fleurie.
| Les salaks à la peau de serpent (snake fruit) et au goût acidulé |
Ensuite un restaurant sympa, Cafe Eras où quelques jeunes guides jouent de la guitare et de la tablette...
Ils entament la discussion et nous parlent longuement des volcans en éruption.
L'ambiance est très agréable et le repas très correct pour environ 5 € par personne.
Sur cette bonne soirée, le retour à l'hôtel se résume à la rédaction de ce blog.
| Tissage de la soie |
| Exemple de développement durable, ces fauteuils sont fabriqués avec des vieux pneus et le résultat n'est pas si mal que ça. |
| Travail dans les rizières |
| La porte qui délimite le pays Toraja |
| Ces musulmanes, parés pour le mariage d'amis, nous ont fait un accueil chaleureux |
| Maison traditionnelle qui sert essentiellement aux réunions de famille, lesquelles familles n'ont le droit ni de vendre, ni de racheter ces maisons qui ne sont construites que pour une famille |
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| Cour intérieure de l'Indra Hotel |
| Salon de l'hôtel |
| La mosquée de Rantepao, aux avancées en forme de cornes de buffle |
Jeudi 13 novembre
Aujourd'hui nous allons assister à une cérémonie de funérailles Toraja, je présenterai sur cette page les photos qui peuvent être vues par tout le monde, je mettrai les photos des animaux, avant et après sacrifices, sur une page toute seule afin que les âmes sensibles puissent les éviter.
Nous partons vers 8h30 avec Tengneng notre chauffeur et Josep, notre guide qui parle français, demain nous aurons un autre guide, Luter, qui parle anglais et qui nous accompagnera pour les randonnées et la visite des tombes et leurs sculptures pour compléter nos connaissances sur les coutumes de cette région.
| Belle rencontre sur la route qui nous conduit à la cérémonie |
Les funérailles font l'objet d'une cérémonie qui dure plusieurs jours et les invités sont très nombreux, la famille perçoit la venue des étrangers comme un honneur et les photos sont le témoignage de l'intérêt que l'on porte à cet événement. Il est d'usage de porter au moins un vêtement sombre, noir de préférence et d'apporter un cadeau à la famille, la plupart du temps des cigarettes, ce à quoi nous nous sommes soumis. Nous nous sommes installées un moment avec la famille de la défunte qui nous a offert thé, café et gâteaux traditionnels.
| Caféier, de la fleur aux fruits |
L'âme des animaux doit suivre celle de leur maître ce qui explique l'importance des sacrifices, le moment de plus horrible de la cérémonie.
| Quelques proches de la défunte, sous le corbillard |
| Le corbillard, qui ne sert qu'une fois, couronne le chapiteau |
| Litanies et petits pas de danse, les habits de ces hommes sont fournis par la famille de la défunte |
| Ces femmes, habillées par la famille de la défunte, portent à boire à tous les invités, thé et café, les tasses sont cachées par les tissus qui recouvrent le plateau |
| La personne en bleu au premier plan est la maîtresse de cérémonie des porteuses de boissons |
| Derrière l'homme qui mène le défilé, le premier petit fils et la première petite fille de la défunte |
| Tous les membres de la famille sont en habits traditionnels |
| Les enfants interprètent un petit air |
| Dans ce lieu, où les femmes sont placés à gauche et les hommes à droite, la famille va pénétrer et une distribution de bétel aura lieu |
| Dans la cuisine, se préparent le riz et les boissons |
La suite présente quelques photos de la randonnée qui a suivi la cérémonie où nous sommes restés près de 3 heures
| Rizières en terrasses |
Villages Toraja
| Petite église |
Pour nous remettre de nos émotions de la journée, les enfants de l'hôtel Indra nous ont fait la démonstration d'une petite danse apprise à l'école.
Ensuite, avant le dîner, passation des pouvoirs de guide entre Josep (ou Yosep) et Luter.
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| A gauche, Josep et à droite Luter |
Vendredi 14 novembre
Notre nouveau guide Luter vient nous chercher avec notre chauffeur Tengneng vers 8h30 et nous partons pour une 2e journée de "franche rigolade" : visite de village traditionnel et très ancien, tombes avec effigies des morts, arbre à bébés, combats de buffles... mais en réalité, tout cela n'est pas triste car très loin de notre propre culture et comme ce n'est pas triste pour les indonésiens et bien cela ne l'est pas pour nous non plus...
| C'est l'heure de la rentrée à la maternelle |
Village de Ke'te Kesu, très ancien
| Il en faut beaucoup des bambous pour construire le toit. Aujourd'hui la plupart des toits sont fabriqués en tôle pour des raisons de coût. |
| Les nouvelles tombes qui remplacent peu à peu les tombes dans le rocher |
| Ces tombes datent de plusieurs centaines d'années |
| Premier jour de funérailles dans un autre village, ces funérailles là dureront 7 jous |
| "Baby grave", l'arbre à bébé, réservé à la sépulture des bébés n'ayant pas encore de dents. L'arbre est choisi pour sa sève blanche qui remplacera le lait de la mère. |
Le village de Suaya, et ses tombeaux royaux, datant de plusieurs siècles, seuls les descendants de cette famille royale peuvent être mis dans ces tombeaux.
| Probablement le roi et la reine. |
| Plus loin, dans le rocher, une autre sépulture avec des effigies plus récentes |
| Petite église Toraja dans la vallée |
Le village de Lemo avec ses tombeaux de personnes de première classe. Un tombeau est dédié à une seule famille, laquelle famille vit dans un même tongkonan (maison traditionnelle).
| Les corbillards, qui ne servent qu'une fois, sont laissés au pied de la tombe. |
| Ici, est creusée une nouvelle tombe dans la roche, cela prendra au moins 3 mois. Pas moins de 4 personnes travaillent là, à creuser et à forger les pics qui servent à creuser. |
| Forgeron fabriquant les outils qui serviront à creuser la roche |
Celui-ci s'était tapé sur un doigt en creusant
mais cela ne lui enlève pas son sourire.
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Combat de buffles dans un autre village dont le nom m'échappe, ce combat est une introduction aux funérailles pour attirer un maximum de personnes. Les paris vont bon train bien qu'ils soient interdits.
Je tiens à préciser que pas une goutte de sang n'a été versée lors de ces combats, au moins ce jour-là, le buffle qui se sent vaincu part en courant à la première occasion.
Samedi 15 et dimanche 16 novembre
La fête religieuse sera commentée avec les photos qui suivent et sera interrompue par une grosse pluie de mousson vers 14h30.
Durant cette fête, j'ai goûté des légumes si épicés que j'ai pleuré pendant 5 bonnes minutes, je n'avais encore jamais testé quelque chose d'aussi violent en bouche. Ensuite, j'ai essayé le vin de palme "balok" et j'avoue que je n'ai pas vraiment aimé et qu'en catimini j'en ai jeté plus de la moitié... Goût vaguement pétillant et vinaigré.
Le soir du 15, nous logeons chez notre guide Luter et partageons son repas. Nous passerons la nuit dans la partie traditionnelle de sa maison, seule la chambre que nous occupons a quelque chose d'authentique.
Le repas est bon mais nous regrettons de ne le partager qu'avec Luter et son dernier fils.
Sa femme est restée à la cuisine et sur ses 5 enfants, seulement le dernier garçon mange avec nous, les 2 filles mangent tout à côté et nous ne voyons pas les 2 aînés. Nous espérions un échange plus intéressant.
Le matin, dès 6 heures, entre les 40 coups de cloche de l'église et le concert tonitruant donné par les coqs nombreux du village, nous savons qu'il est l'heure de se lever.
Après une toilette très rapide et un bon petit déjeuner composé de frites, pancake à la banane, mangue et thé, nous nous mettons en marche pour une randonnée de 15 km à travers les villages de montagne, nous avalons kilomètres et dénivelé. A 8 heures, nous transpirons déjà et quand nous arrêtons de marcher après 3 bonnes heures, nos vêtements sont à tordre.
Nous rejoignons Tengneng qui nous attend à l'orée d'un village et qui nous raccompagne à l'hôtel Indra, à Rantepao où nous allons apprécier une bonne douche.
Après un peu de repos, nous nous promenons dans la ville et je me laisse tenter par un massage, réflexologie plus massage facial, un vrai régal.
Le soir, bon dîner au restaurant le Mambo, le satay au buffle est excellent.
| Le cochon est à l'honneur, quelques uns nourriront les participants à la fête, les autres seront vendus et le bénéfice ira à l'église |
| Les porcelets sont protégés du soleil ardent par des palmes et attendent leur nouveau propriétaire |
| Le repas se prépare, ici petits gâteaux de riz cuits dans des feuilles de bambou |
| Dans ce grand cylindre de métal seront déposés les bambous remplis de viande, légumes et épices pour une cuissons à point. |
| Nous partagerons la table de cette famille. Ici on peut voir comment on extrait la viande du bambou après cuisson, elle a un drôle d'aspect mais elle est très bonne. |
| La place du village sur laquelle la fête aura lieu |
Petite parade
| Fabrication d'un tongkonan |


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